Misérable Fantine d’après Victor Hugo [en création pour février 2020]

Misérable Fantine d’après Victor Hugo [en création pour février 2020]

Création Février/mars 2020
Théâtre tout public
Titre : Misérable Fantine d’après les Misérables de Victor Hugo
Adaptation du texte : Jasmine Dziadon
Mise en scène : Avner Camus Perez
Interprétation : Jasmine Dziadon et Avner Camus Perez
Accompagnement musical et sonore : Pascal Deleuze
Collaboration costumes : Georgette Mico
Durée : 1h10
Résidence artistique 2019 : Théâtre du Carré Rondelet
Production : Association Cabo Mundo

Le parcours de Fantine dans l’œuvre Les Misérables de Victor Hugo, poignant et essentiel.

Fantine, si jeune, si belle, si heureuse, si courageuse, elle semble pourtant vouée à être malmenée par le destin. Or à bien décrypter l’œuvre de Victor Hugo, ce destin se complique d’une fatalité humaine : la misère, l’indifférence et un système répressif sans pitié. Fantine se bat, résiste, espère jusqu’au bout. A travers ses cris retentit un appel à l’humanité pour qu’elle ne cesse d’œuvrer à des temps meilleurs.

Œuvrons ensemble…

Pour découvrir encore l’écriture fascinante de Victor Hugo et ce génie qu’il a à créer des figures inoubliables.

« Tant qu’il existera, par le fait des lois et des mœurs, une damnation sociale créant artificiellement, en pleine civilisation, des enfers, et compliquant d’une fatalité humaine la destinée qui est divine ; tant que les trois problèmes du siècle, la dégradation de l’homme par le prolétariat, la déchéance de la femme par la faim, l’atrophie de l’enfant par la nuit, ne seront pas résolus ; tant que, dans de certaines régions, l’asphyxie sociale sera possible ; en d’autres termes, et à un point de vue plus étendu encore, tant qu’il y aura sur la terre ignorance et misère, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles. »— Victor Hugo, 1862.

« Dans son recueil posthume Choses vues, Victor Hugo rapporte une anecdote intitulée l’« origine de Fantine », qu’il date du 9 janvier 1841. Sortant d’un dîner parisien chez le couple Girardin, l’auteur témoigne avoir assisté à l’altercation entre un jeune bourgeois et une prostituée conséquemment à une mauvaise plaisanterie du malotru qui appliqua par surprise une poignée de neige dans le dos de la femme. Celle-ci fut emmenée au poste de police par deux sergents de ville et menacée de six mois de prison par le commissaire pour voies de faits sur la place publique. Grâce à sa déposition, Victor Hugo parvint à faire relâcher la malheureuse. »

C’est autour de ce personnage important conçu par Victor Hugo sur la base d’une authentique situation vécue, que nous suivons l’itinéraire de cette malheureuse « misérable » Fantine qui passe d’une position convenable à une déchéance qui l’amènera à vendre ses cheveux, ses dents, et son propre corps pour sustenter sa fille Cosette et arriver à lui assurer une survivance chez les peu scrupuleux Thénardier.

Une mise en scène sobre avec présence des personnages, tour à tour interprétés et contés dramatiquement, chorégraphiquement et musicalement par deux comédiens et un musicien.

Fantine c’est aussi aujourd’hui le symbole de la violence sociale qui s’abat sur les démunis, les « sans dents », les laissés-pour-compte d’une société où tout concourt à instaurer des destins funestes…

Victor Hugo : « Quand tout se fait petit, femmes, vous restez grandes. »